Ce weekend j'ai fait quelque chose que j'aime bien faire : du tri.
Tu sais, ce moment où tu ouvres un placard, un tiroir ou un dossier et tu te rends compte que t'as accumulé des trucs sans même t'en apercevoir.
Des vieux câbles dont tu ne connais même plus l'utilité, des vêtements que tu n'as pas portés depuis 2 ans, des objets que tu gardes "au cas où".
Et à chaque fois c'est la même chose : tu te demandes comment t'en es arrivé là alors que t'avais rangé il y a pas si longtemps.
La réponse est simple : on accumule par défaut.
C'est plus facile de mettre quelque chose quelque part que de se demander si ça mérite vraiment sa place.
Et en faisant ce tri, je me suis rendu compte d'un truc.
On fait exactement la même chose avec notre vie.
On accumule des projets, des engagements, des habitudes, des abonnements, des "je devrais faire ça un jour", des "je m'y mets la semaine prochaine".
On empile, on empile, on empile.
Et un jour on se réveille fatigué sans comprendre pourquoi.
On regarde sa semaine et on se dit "j'ai pourtant rien fait d'extraordinaire" — mais on est vidé.
C'est normal.
Le sac à dos est trop lourd.
Pas parce que chaque chose prise individuellement est lourde, mais parce que tout mis bout à bout, ça pèse une tonne.
J'ai vécu ça il y a quelques mois.
J'avais mon business, la newsletter, les vidéos, des idées de nouveaux projets, des sollicitations à droite à gauche, des choses auxquelles j'avais dit oui par politesse ou par enthousiasme du moment.
Sur le papier, rien de fou. Chaque engagement pris séparément était tout à fait gérable.
Mais ensemble ? J'avançais sur tout et je n'avançais sur rien.
C'est là que je me suis posé une question toute simple :
Si je devais repartir de zéro demain, est-ce que je remettrais tout ça dans mon sac ?
Et la réponse était non.
Il y avait des trucs que je gardais par habitude.
Pas parce que ça me faisait vibrer, pas parce que ça me rapprochait de mes objectifs, mais juste parce que... c'était déjà là.
C'est le piège le plus vicieux.
On ne se pose jamais la question de ce qu'on garde. On se pose toujours la question de ce qu'on ajoute."Est-ce que je devrais commencer ça ?" — ça, on se le demande.
"Est-ce que je devrais continuer ça ?" — ça, presque jamais.
Pourtant c'est la deuxième question qui change tout.
Parce qu'on pense que lâcher quelque chose c'est difficile, mais on se raconte des histoires.
"J'ai déjà investi du temps dedans, je ne peux pas arrêter maintenant." "Et si j'en ai besoin plus tard ?" "Que vont penser les gens si j'abandonne ?"
Ça te rappelle quelque chose ?
C'est exactement ce qu'on se dit devant un placard plein de vêtements qu'on ne porte jamais.
On confond arrêter et échouer.
Mais arrêter quelque chose qui ne nous sert plus, ce n'est pas abandonner. C'est faire de la place.
Et faire de la place, c'est ce qui permet d'avancer plus vite sur ce qui compte vraiment.
Quand on libère de l'espace, on libère aussi de l'énergie et de la clarté mentale.
Et c'est souvent cette clarté qui nous manque le plus.
Pas le temps, pas les outils, pas la méthode. Juste la clarté de savoir ce qui est important.
Alors voilà ce que je te propose cette semaine.
Prends 10 minutes et fais l'inventaire de ton sac à dos.
Liste tout ce qui occupe ton temps et ton énergie en ce moment : tes projets, tes habitudes, tes engagements, tes abonnements, les trucs que tu dis que tu "devrais" faire.
Et pour chaque chose, pose-toi cette question :
Si c'était pas déjà dans mon sac, est-ce que je l'y mettrais aujourd'hui ?
Si la réponse est non, c'est peut-être le moment de le poser.
Tu n'as pas besoin de tout vider d'un coup.
Commence par une seule chose. Celle qui t'a fait dire "non" le plus vite.
Ton sac à dos a une capacité limitée. Et c'est pas un défaut — c'est ce qui te force à choisir ce qui compte vraiment.« Celui qui ne réfléchit pas et n'établit pas son plan longtemps à l'avance trouvera les difficultés à sa porte. »
— Confucius
« Si vous ne concevez pas votre propre plan de vie, il y a des chances que vous tombiez dans le plan de quelqu'un d'autre, et devinez ce qu'il a prévu pour vous ? Pas grand-chose. »
— Jim Rohn
« Quand vous aurez appris à vous simplifier la vie, celle-ci ne sera pas parfaite pour autant, mais elle aura peut-être davantage à vous offrir. »
— Richard Carlson
« Le doute détruit plus de rêves que ne le fera jamais l'échec. »
— Moi hihi
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